Actualités de Jérusalem

1er mars 2020 : Tentations de Jésus

Nous entrons en Carême heureuses d’accueillir pour cette 3ème halte des frères assomptionistes et des volontaires qui prennent goût à cette proposition bien rôdée maintenant, ainsi qu’un couple ami arrivé juste la veille de France :

J’ai atterri pour la première fois de ma vie en Israël samedi soir dernier. Fait du hasard (ou pas?) je découvrais Jérusalem au tout début du Carême, pour ce premier dimanche de carême. En quelques heures, les sœurs m’ont appris à partir de ce qu’on voit. Aisé de le faire au pays du Christ tant tout est là sous nos yeux, mais cela fait réfléchir à ce qu’on voit au quotidien et qui pourrait tout autant nous faire cheminer... 1er mars 2020, ici le froid nous mord, le vent nous gifle, le muezzin rejoint nos prières, une queue de juifs en deuil vêtus en noir sillonnent le cimetière sous le couvent. Bref, on est au cœur des monothéismes. Être ici un jour de Carême, c’est lire la Bible comme soeur Marie Paul disait : lire chaque mot en se demandant ce que l’on voit. Mais c’est aussi regarder le paysage autour de soi et se demander ce qu’on y lit. Dimanche soir, après ce premier jour sans même encore avoir mis un pied dans la vieille ville, j’ai réalisé qu’en quelques pas sur cette « crête », j’avais compris mille choses de ma foi. Et pour la première fois de ma vie, à la façon « bénédictine » - en laissant opérer les heures- j’ai écrit une prière que je relirai longtemps. 

Pour entrer dans le récit des Tentations de Jésus nous n’avons pas eu à marcher bien loin pour contempler le désert. Il nous a suffi d’aller derrière l’Hôpital Victoria. Sous nos yeux, abrités du vent, nous avons passé un bon moment à regarder au loin les Monts de Moab en Jordanie, avec le Mont Nébo, là où le livre du Deutéronome situe la mort de Moïse face à Jéricho (Dt 34), la vallée du Jourdain, la mer morte…

Les yeux remplis de ces paysages au retour notre regard s’est arrêté sur la ville de Jérusalem et l’esplanade.

Un long temps personnel avant les vêpres a permis à chacun d’inscrire ce qu’il voulait vivre durant ce temps privilégié du Carême.

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